Il etait une fois...Il etait deux fois, voire trois. Il etait une fois la foi. Celle-ci peut disparaitre vite, crois-moi. Il était un temps. La pluie, le vent. Les sourires absents. Les yeux qui dépassent à peine de centaines de bouts de tissus qui protègeraient du vent. Peut-être, mais encore doit-on savoir lequel. Le vent qui brise tout. Le vent qui emporte les rêves. Le vent qui sauve. Le vent qui tue...Le vent, celui qui murmure et qui entend les promesses. Qui les entend et les vend pour quelques feuilles aux quatres coins du monde. Monde insolite. Il était une trève entre le haut et le bas, entre l'envers et l'endroit, entre toi et moi...Entre eux et nous. Entre eux tout court tout au long de la file de leurs histoires à dormir debout. Je préfère rêver allongée. Sur l'herbe. On a les idées plus claires car la lumière. Et eux qui s'acharnent, qui se décharnent. Qui glissent et qui s'enlisent dans une exquise haine. Ils me tournent le dos. Tant mieux. Ils ne verront pas le mien. Il etait un chat, sur un toit. Une hirondelle qui a fait le printemps. Si si. Il faisait froid et j'ai cru mourir et PAF elle était là et l'hiver était parti. Il etait un rat qui se demandait pourquoi être un rat faisait tellement peur. Il aurait préféré être une colombe, pour porter bonheur. C'était un rat qui aimait l'homme. C'était un rat qui mourut du sida. Il était un sommeil léger. De ceux qui soignent les déceptions. De ceux qui guident les âmes en perdition. Il etait un sommeil léger que je n'ai jamais rencontré. Il etait un hiver. Un de plus? non, le premier. Celui qui fait tousser, qui gèle les pieds et qui les enferment. Qui rend nostalgique d'un autre Bonheur. Qui ecoeure. Il etait un silence dans le chaos. Il etait temps et pour moi...
...Ils etaient tant.